Le TBI : paroles d’enseignants

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Merci Tony pour les 10 commandements du TBI qui nous montrent avec précision les atouts du TBI.

Suite à ce billet, j’ai interrogé quelques enseignants de l’Alliance française Paris-Île-de-France qui ont accepté de me donner leur point de vue.  Leurs témoignages rendent compte non seulement des principaux avantages mais aussi des limites du TBI. Les étudiants eux, insistent sur l’aspect dynamique et facilitateur du TBI dans la démarche d’apprentissage.

L’efficacité est le terme le plus souvent mentionné par les enseignants. Elle provient d’une part du gain de temps et d’autre part de la diversité des supports comme ils l’expliquent : « Même si au début, les préparations de cours sont plus longues, il arrive un moment où la structure des cours est déjà prête et je peux ajouter où modifier des documents très facilement » (M.E.).

« Les avantages sont avant tout au niveau de la diversité des supports que contient le TBI. Je peux passer de l’image à l’audio puis au texte de façon très rapide et je n’ai plus à m’occuper de l’installation technique lorsque je suis en cours » (M.A.).

La qualité des documents audio et vidéo ainsi que l’encre numérique apportent un atout pédagogique : «La lisibilité et la qualité de l’image et du son facilitent la compréhension ». (M.C).

C’est aussi le rythme des cours qui s’en trouve dynamisé : « En un clic, je passe à une autre activité » indique une enseignante qui apprécie tout particulièrement l’organisation de sa leçon et l’enchaînement de ses activités.

Certains avantages pratiques ne sont pas négligeables : «Depuis que je travaille sur TBI je peux transporter tous mes cours sur une clé Usb ».

C’est donc une évolution en terme technique que les enseignants soulignent.

En outre, l’utilisation du TBI constitue un apport pédagogique. Comme le déclarent les enseignants, l’accès aux documents authentiques et interactifs d’Internet ouvre la salle de classe à de nouvelles dimensions. En ayant accès à Google Map, au plan interactif des transports, aux catalogues de meubles ou de vêtements en ligne, les apprenants sont en contact direct avec le mode de vie des français. De plus la reconnaissance tactile qui rappelle l’usage des Smartphones intéresse tout particulièrement les apprenants qui sont aujourd’hui à l’aise avec ces outils.

D’ailleurs, les témoignages des étudiants vont également dans ce sens. Pour certains, c’est d’abord la curiosité qui les pousse à venir écrire au tableau, à cocher les réponses.

Pour d’autres, c’est tout à fait naturellement qu’ils viendront surligner, entourer des passages du texte. Ils apprécient de pouvoir se servir d’Internet pour effectuer des recherches spontanément afin de retrouver un mot. La salle de classe s’apparente alors aux pratiques de la vie de tous les jours.

L’aspect ludique est également un point fort du TBI : les couleurs, les formes, les outils d’animation sont autant d’éléments qui favorisent la dynamique de classe. Pour illustration, voici une vidéo d’un cours de sciences économiques et sociales de l’enseignement secondaire.

Le TBI offre donc de nombreux bénéfices pédagogiques.  L’erreur serait d’utiliser le TBI comme un gadget et d’en faire une utilisation démesurée. Comme le montre avec ironie cette vidéo des 8 écueils à éviter lors d’une présentation power point, attention à ne pas se focaliser trop sur l’aspect technique et à rester centré sur l’apprenant.

N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires sur l’utilisation du TBI, et à très bientôt.

Laure Girault, enseignante à l’Alliance française Paris Île-de-France

Non classé

Le TBI: Tableau Bien Inutile ou Très Bon Investissement?

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Samedi dernier, j’ai eu la chance d’assister à une table ronde lors des 4e Journées CLE Formation organisées à l’Alliance française de Paris. (http://cleformation.com/journees/)

Évoquant la classe de FLE en 2020, les intervenants ont annoncé la mort à plus ou moins court terme du tableau blanc interactif ou tableau numérique interactif, le décrivant comme une innovation lourde, coûteuse, qui n’apportait finalement que peu ou prou à l’enseignement des langues.

Utilisant personnellement le tableau en classe depuis plus de deux ans, j’ai souhaité partager avec vous quelques réflexions dans ce nouveau billet quant à l’usage du TBI en classe.

Cet outil initialement présenté comme une véritable  révolution  didactique et technologique est souvent décrit comme un investissement totalement inutile. Et la demi-mesure dans tout ça, me direz-vous? Probablement pas une spécialité française! Demandez à Aimé Jacquet, ex-sélectionneur de l’équipe de France de football, passé du statut d’ennemi n°1 à celui de héros national après la victoire au mondial en 1998!

Mais revenons à nos moutons! Pour que votre utilisation du tableau soit pertinente, je vous propose de respecter ces dix commandements :

1. Tu te formeras. Briser des noix avec un presse-ail, c’est possible mais pas très pratique. Tu manipuleras le tableau avant de te lancer en classe devant ton public

2. Tu éviteras l’écueil du cours magistral. Le tableau tactile te permettra alors de te dégager de l’ordinateur  et te rendra plus disponible.

3. Tu réfléchiras à la structure et au déroulement de ton cours, à la pertinence de ton manuel. En structurant ta séquence pour la projeter au tableau, tu t’apercevras parfois d’incohérences dans l’organisation de ta séquence pédagogique.

4. Tu rendras ton cours plus dynamique et mettra en avant l’aspect ludique du tableau. Ton travail sur l’image, la lecture et l’utilisation des documents sera facilité.

5. Tu varieras les supports et répondras ainsi à la diversité des types d’apprentissage de ton public.

6. Tu enrichiras les situations de découverte et développeras des moments de réflexion collective.

7. Tu profiteras du tableau pour inscrire les Tice dans ta pratique de classe. Le tableau sera pour toi une fenêtre ouverte sur le Web 2.0 et il te permettra d’intégrer progressivement de nouveaux usages.

8. Tu développeras de nouvelles compétences techniques au contact du logiciel et du web.

9. Tu utiliseras le tableau comme un outil de médiation pour aller vers une réflexion collective et ne te limiteras pas à une projection passive.

10. Tu travailleras en équipe et mutualiseras les ressources et séquences créées.

Tu redynamiseras alors tes pratiques et ne seras pas surpris quand tes apprenants te féliciteront et te diront qu’ils ne veulent plus revenir à la classe telle qu’ils la connaissaient avant. Tu seras alors bien content d’avoir fait un Très Bon Investissement…

J’attends évidemment vos réactions et commentaires.

Tony Tricot, enseignant à l’Alliance française Paris Île-de-France

Non classé

Se présenter sur les réseaux sociaux: le point de départ d’une longue amitié….

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Après des présentations assez générales sur les réseaux sociaux le mois dernier, il nous a paru intéressant de revenir plus précisément sur leur utilisation dans la classe. Tout comme il est nécessaire de faire des présentations en classe pour souder le groupe, les présentations en ligne seront le point de départ d’échanges et d’interactions en français. Les informations fournies par l’apprenant ont un destinataire concret, les autres membres du groupe. La situation est donc authentique et l’échange d’informations réel.

L’activité des présentations via un réseau social fournira donc l’occasion à l’apprenant non seulement de se familiariser  au nouvel espace virtuel accompagné par l’enseignant, mais aussi de se créer une identité dans une autre langue, de se socialiser en français : grâce au groupe créé, les étudiants peuvent en effet entrer en contact pour organiser des événements en marge du cours.

Personnellement j’utilisais le réseau social Ning avant que son modèle économique n’évolue en un service payant. Il faut savoir que l’on retrouve à peu près les mêmes fonctionnalités sur chaque réseau social. Parmi les plus connus on a bien sûr Facebook, mais aussi Bebo, Orkut, ou encore MySpace et beaucoup d’autres. Sachant que certains réseaux sont plus utilisés dans certains pays, il peut être intéressant de s’informer de ceux-ci selon le pays où vous enseignez.

Nous allons ici envisager de façon un peu plus précise les présentations avec un pseudonyme. Ce type de présentation a notamment l’avantage d’éviter les réticences de certains sur la divulgation de données personnelles sur internet. On demandera à l’apprenant de choisir non seulement un pseudonyme mais aussi un symbole le représentant (photo, image, dessin…). Les autres informations fournies doivent être vraies. Des profils sont ainsi créés. Les pages sont ensuite examinées, soit par groupes de deux sur des postes, soit en grand groupe, sur le tableau-écran suivant le dispositif  dont on dispose. Chacun doit retrouver qui est qui. Suivant le niveau de la classe, les consignes pour remplir le profil peuvent exiger plus de difficultés linguistiques. Dans des niveaux plus avancés, on peut demander au participant de choisir une devise, ou de développer plus ses goûts et ses activités… L’apprenant peut ensuite garder cette identité ou au contraire mettre son vrai prénom. Chacun est ensuite libre d’améliorer sa page à loisir, au fur et à mesure de son ressenti d’apprenant…

Avant cette activité il peut être utile de préciser certains termes suivant le niveau, comme les termes qui seront utilisés pour faire référence à l’espace de l’écran. En niveau débutant « en haut », « en bas », « à droite », « à gauche », 1°ligne, 2° ligne, etc…suffiront. En niveau plus avancés, on étudiera des termes plus spécifiques liés à internet, tels que la page, l’onglet, le bandeau etc…

Les compétences de lecture et d’écriture parfois un peu délaissées lors des présentations sont ici largement sollicitées. Cette activité en ligne constitue par conséquent un bon complément à la présentation orale habituelle et un point de départ pour d’autres activités sur le réseau social.

Caroline Biro, enseignante à l’Alliance Française Paris Île-de-France

Non classé

Réseaux Sociaux (2) : riposte

Publié le par fdlm

Les réseaux sociaux étant de plus en plus utilisés à titre privé par les enseignants comme par les apprenants, pourquoi ne pas enrichir ses cours en les utilisant? En début de mois, nous avons évoqué leur utilisation par un enseignant dans sa classe. Nous envisagerons ici ces réseaux comme facteurs d’enrichissement personnel, d’interaction et de socialisation. Lire la suite

Non classé

Les réseaux sociaux : un outil sérieux pour apprendre ?

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Vous possédez probablement un compte sur le site de réseau social Facebook (pour citer le plus connu) ou sur d’autres réseaux sociaux. À l’inverse, peut-être n’êtes-vous inscrit dans aucun site de réseau social : vous n’en voyez pas l’utilité ou vous êtes contre. Bien. Je ne ferai pas ici l’apologie des réseaux sociaux ni un réquisitoire contre ceux-ci. Je pars simplement du constat suivant : les réseaux sociaux sont utilisés par des centaines de millions d’internautes et ce média est devenu un outil presque incontournable pour les utilisateurs d’Internet (individus et entités morales). Ainsi, quelle que soit notre opinion sur les réseaux sociaux, ils sont un vecteur de  communication bien présent et séduisant.
Ceci étant dit, en quoi les réseaux sociaux intéressent-ils le professeur de FLE ? Pourquoi les utiliser (au-delà de l’effet de mode) et que peuvent-ils apporter à l’apprentissage ?
Je vous parlerai de mon expérience. J’enseigne à des groupes d’étudiants qui viennent en classe deux ou trois fois par semaine. Ma problématique : comment accroître et optimiser le temps d’apprentissage tout en proposant des activités stimulantes, facilitatrices de lien social et donnant un rôle actif à l’apprenant ?
Je souhaitais travailler à partir d’un dispositif simple et facile à gérer, qui fasse le lien entre le travail en classe et en dehors de la classe. J’ai pensé au réseau social (en utilisant les services du site NING) pour deux raisons au moins :
• C’est un espace qui recrée la communauté d’apprentissage en dehors de la classe. Les étudiants font partie du réseau et en particulier du groupe (correspondant au groupe / classe). Dans mon cas, l’espace groupe leur est exclusif.
• C’est un moyen d’expression et de reconnaissance : chacun a son profil et sa page de blog, une personnalisation qui ajoute à l’attractivité de se retrouver sur le réseau, connaître les autres et se faire connaître. En effet, si leur objectif est bien d’apprendre le français, l’utilisation sociale de la langue reste essentielle. C’est ce qui peut parfois manquer dans le cadre de la classe « traditionnelle » et notamment en ce qui concerne la production écrite. Écrire à l’enseignant ou à une personne imaginaire manque parfois cruellement de sens au-delà du simple exercice d’écriture.
L’utilisation que j’ai faite du réseau social NING a permis d’instaurer une continuité entre les activités en classe en les activités des apprenants chez eux. La convivialité et l’attractivité du dispositif dépendent en partie de la plateforme choisie mais plus encore de l’animation proposée par l’enseignant et le subtil mélange qu’il saura injecter dans cet apprentissage hybride, entre la salle de classe et la classe en ligne.
Remarquez que, jusqu’ici, j’ai peu parlé de la place de l’enseignant. Il se trouve plus effacé dans ce schéma de communication où les apprenants sont acteurs. Ils écrivent non pas au professeur pour être corrigés, mais en premier lieu au groupe : la tâche est plus significative et motivante pour eux. Ils écrivent pour être lus, compris, et pour susciter des réactions, collaborer. On n’écrit plus seulement et unilatéralement au professeur dont la tâche est d’évaluer et de valider. Du coup, le rôle de l’enseignant en est décalé mais reste essentiel, même s’il semble moins présent.
Quelle est la place de l’apprenant et celle de l’enseignant dans un tel dispositif ? Comment mettre en place un cours en présentiel enrichi grâce à certains outils intégrés au réseau social ?
Autant de questions qu’il serait intéressant d’aborder dans de prochains billets.
Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Quel usage pédagogique faites-vous des réseaux sociaux ?

À bientôt pour la riposte!
Lucas Pruet, service pédagogique de l’Alliance Française Paris Île-de-France

Non classé

Le Web dans la classe : premiers contacts

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Nous avons ouvert ce blog pour démarrer une réflexion sur l’utilisation des outils du Web dans l’enseignement du FLE.

Un sondage auprès des enseignants est actuellement en cours de réalisation et dans les premières réponses, il apparaît que le courriel est l’outil le plus fréquemment utilisé ; viennent ensuite les forums, les blogs et les outils de partage de vidéo puis la baladodiffusion et les réseaux sociaux qui sont des ressources occasionnelles. Quant au wiki et au téléphone, ils ne sont que rarement utilisés.

On trouvera sur Internet pléthore de ressources brutes et d’outils à intégrer dans nos cours. Il faut donc se poser quelques questions préalables qui nous permettront de ne pas nous perdre dans la Toile.
Quelle est la meilleure façon de sélectionner un des multiples outils du Web ?

Lire la suite

Non classé

Professeurs : acteurs de la pédagogie sur Internet

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Difficile aujourd’hui d’échapper à Internet. En effet, à l’ère de l’homo numericus nous sommes sollicités par l’innovation et nos pratiques se sont adaptées à notre environnement.

Si vous êtes ici, c’est que vous aussi vous avez décidé d’en savoir plus sur le sujet.

Tel le personnage de Néo dans le film Matrix vous vous demandez: « Qu’est-ce que la Matrice ? Que faire avec Internet ? Que m’est-il possible d’espérer en tant qu’enseignant dans cet espace virtuel aux multiples facettes parfois connues mais peut-être encore obscures ? ».

Si vous êtes là, assis dans votre fauteuil et devant cet écran, c’est que vous avez décidé de passer de l’autre côté, de comprendre, et d’utiliser les règles de la Matrice en votre faveur.

Vous avez donc déjà décidé de prendre « la pilule rouge » et d’entamer avec nous un voyage initiatique de l’enseignant – acteur d’Internet. Nous disons bien acteur d’Internet, car le temps où le rôle de l’internaute moyen se limitait à consulter des informations sur des sites semble bien révolu.

Lire la suite

Non classé

Bienvenue sur le blog multimédia !

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

L’ère du numérique ne cesse d’offrir de nouveaux outils pour s’informer, communiquer, travailler, se détendre et apprendre. En effet, dans certaines parties du monde, les institutions éducatives sont équipées de plateformes d’apprentissage numériques et les outils du Web font partie intégrante de la vie professionnelle. Les générations d’étudiants changent aussi.

Du technophile au natif numérique, les apprenants maîtrisent le Web 2.0 de différentes façons.

Qu’en est-il de son utilisation dans l’enseignement apprentissage du FLE ?

Des réseaux sociaux aux outils de communication et de publication, des webquests à l’utilisation des sites web sur tableau blanc interactif, la salle de classe s’ouvre de plus en plus au monde extérieur et favorise l’autonomie de l’apprenant.

Quelles compétences peut-on développer grâce aux outils numériques ? Quels supports sont les plus adaptés aux projets de classe? Quelles expériences avez-vous envie de partager?

Profitons de la Toile pour tisser des liens entre nous, enseignants utilisateurs des TICE et créer notre salle des profs virtuelle !

Le blog du numérique est un espace qui nous est dédié, un rendez-vous pour faire le point sur nos pratiques, échanger anecdotes et projets innovants et réfléchir depuis les quatre coins de la planète aux problématiques posées par l’intégration des TICE en classe de FLE.

Chaque mois nous vous invitons à réagir à un post publié par des enseignants de l’Alliance française de Paris, et à proposer vos idées et vos témoignages.

Après ce post, rendez-vous quinze jours plus tard pour la riposte, en réponse à vos commentaires.

Lucas Pruet et Laure Girault, enseignants à l’Alliance française Paris Île-de-France

Non classé