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Pionnière il y a cinquante ans, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) s’est engagée en faveur du renforcement du français comme langue des affaires et contribue de manière significative au développement d’un environnement linguistique et culturel favorable aux entreprises françaises implantées à l’étranger, à travers la mise en œuvre, par le Centre de langue française, d’un dispositif d’évaluation (le Test d’évaluation de français, Tef), de formation et de certification en langue française professionnelle (les Diplômes de français professionnel, DFP).

L'Alliance française Paris Île-de-France a été créée en 1883 afin de diffuser la langue et la culture françaises. L’enseignement du français aux étrangers à Paris et la formation des enseignants de français langue étrangère à travers le monde sont les clés de voute de notre fonctionnement. C’est en ce sens que nous organisons et animons auprès « des acteurs du FLE » des formations qui s’appuient sur notre expertise pédagogique.
Le projet des blogs en partenariat avec la revue Le français dans le monde s'inscrit dans cette démarche. En effet, notre équipe se propose de partir à votre rencontre.
Il s’agit de partager avec les enseignants du monde entier des expériences sur des questions d'actualité pédagogique mais aussi sur notre ressenti en tant que formateur.
Nous souhaitons faire surgir une communauté d’intérêt et de réflexion afin de nous enrichir et entraider.
À bientôt sur nos blogs PUBLICITE
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Au cœur du « document authentique »
Codé, codifié, le document authentique en FOS est bien souvent l’apanage d’une profession ; il véhicule des valeurs institutionnelles. Et, comme tout enseignant de FOS, nous nous devons d’analyser au plus près ces codes à l’aide d’outils que nous lèguent linguistes et didacticiens. Les sémiologues introduisent des techniques d’analyse de l’image, les linguistes nous apprennent à repérer les « stéréotypes langagiers » et les didacticiens à rédiger des activités de réception, d’interaction ou de production prenant en compte les schémas cognitifs du public.
L’iconographie
Que la mémoire humaine soit visuelle ou auditive, la rétine capte en premier lieu les impressions lumineuses que renvoie toute iconographie. L’iconographie prend une part plus ou moins importante dans la vie d’un professionnel, selon son métier.
Pour le journaliste, une photo ou un dessin humoristique viendra accompagner l’article de presse ; pour le géographe, la carte ou mappemonde reprendra la sémiologie graphique définie par toute une profession ; pour le scientifique, la radiographie, les schémas viendront illustrer une thèse ou un article scientifique… Et pour le commercial, la photo d’un voyage de rêve sera un argument de taille pour la vente.
Pour le didacticien, tout élément iconographique sera analysé en vue d’une exploitation. En FOS, il conviendra d’apprécier dans quelle mesure l’iconographie peut servir. Souvent utilisée comme une « béquille » dans la compréhension d’un texte spécialisé, l’image peut aussi servir de déclencheur dans le cadre d’une production ou d’une interaction orale.
Les discours en présence
Au côté de l’espace iconographique se trouve un discours, oral et/ou écrit. Informatif, argumentatif…, le discours suit une logique décelable au travers de connecteurs logiques, de champs lexicaux propres à un domaine particulier.
Prenons la brochure d’une agence de voyage : le discours écrit est souvent informatif (prix du voyage, conditions du séjour) et argumentatif puisque l’objectif de l’agence de voyage est bel et bien de vendre un séjour. Tous les moyens sont donc bons pour séduire le client, tel un appel au rêve « un parcours ferroviaire à couper le souffle au cœur des montagnes », « terres ensorcelantes » « savourez toute la richesse du patrimoine »… Les photos viennent souvent appuyer ce discours.
Mais comment relier espace iconographique et discours, besoins langagiers et formation sur mesure, document authentique et conception d’activités de communication adaptées aux besoins du public ?
La conception d’activités communicatives
Restons dans le secteur du tourisme. Et prenons l’exemple d’agents de comptoir étrangers que nous formons à mieux accueillir les clients francophones et à être plus performants dans la vente de séjours. Dans leur quotidien professionnel, les agents de comptoir vous présentent un séjour à partir d’une documentation : une brochure, un dépliant… À en croire certains professionnels de ce secteur, une vingtaine de minutes seraient nécessaire pour convaincre le client.
Si l’objectif de la formation est bien de rendre le personnel plus performant dans la vente de séjour, la formation reposera alors sur l’interaction orale et la mise en valeur à l’oral d’un document écrit.
Lors de la phase de collecte, l’enseignant de FOS s’attardera à analyser les documents utilisés par les agents de comptoir et à enregistrer leurs discours.
Parmi les activités communicatives qui seront proposées figurera au premier rang l’interaction orale, le tout agrémenté d’activités grammaticales et lexicales. Comment se présenteront ces activités ? Comment les concevoir ? Là aussi, encore tout un art selon la compétence à travailler…
Thème d’actualité, la didactisation d’un document fera l’objet d’un prochain billet à paraître à la rentrée.
Le Centre de langue française
Chambre de commerce et d’industrie de Paris
Exploiter un document authentique en FOS
L’enseignant de FOS : un concepteur tout autant qu’un formateur
Au cours de ces quatre derniers mois, nous avons évoqué les différents éléments qui caractérisaient le FOS : adaptation au public, analyse des besoins, sélection de ressources. L’enseignant de FOS n’est en effet plus uniquement un formateur, il est aussi un concepteur à part entière.
Concepteur de manuel ? Pas tout à fait. À mi-chemin entre le concepteur de méthode qui embrasse un public prédéterminé et l’enseignant utilisateur de manuel, l’enseignant de FOS n’a de cesse de faire un aller-retour entre les besoins du public et la sélection de supports d’enseignement en réponse à ces besoins spécifiques.
Les axes de conception
Concevoir ses propres supports d’enseignement selon les besoins du public demande bel et bien un certain savoir-faire. Nul ne peut en effet exploiter un document sans prendre en compte un certain nombre de spécificités.
La première spécificité concerne le profil du public. Admettons que vous soyez en charge d’un groupe d’herpétologues et que vous ne connaissiez rien ou peu de choses au sujet des reptiles et de l’éthologie. Votre première tâche sera d’essayer de comprendre dans quel domaine vous allez œuvrer et quelles sont les logiques professionnelles de ce public.
La deuxième spécificité va être de cibler la ou les compétence(s) communicative(s) à travailler en fonction des besoins du public : linguistique, sociolinguistique, pragmatique ? Et ensuite de déterminer les activités de communication langagière que vous souhaitez mettre en place : production, réception, interaction, médiation…
La troisième spécificité renvoie à la progression à planifier en perspective du premier cours que vous animerez face à votre public.
Et vous, comment montez-vous vos cours de FOS ?
Avez-vous développé une technique particulière pour monter vos cours de FOS ? Vous appuyez-vous sur le Cadre européen commun de référence pour les langues ? Comment exploitez-vous vos documents authentiques ?
Dans l’attente de vous retrouver fin août, nous vous souhaitons un bel été où que vous soyez dans le monde.
Le Centre de langue française
Chambre de commerce et d’industrie de Paris
Les parcours en FOS ressourcés
Variété des ressources
Enseigner du français sur objectifs spécifiques et monter un parcours adapté aux besoins d’un seul et unique public demande un accès permanent à tout type de documents-ressources : bruts ou authentiques, fabriqués ou pédagogisés, les documents sont variés et viennent ressourcer les parcours de formation sur mesure.
Authentiques ou bruts, ils sont extraits de la vie professionnelle et/ou quotidienne de votre public. Pédagogisés ou fabriqués, ils ont subi des modifications, ont été retouchés par les enseignants afin de simplifier l’accès au document.
Certaines Écoles en didactique des langues et des cultures vous diront que le document doit rester authentique pour plus d’appétence ; d’autres vous proposeront de gommer des parties du document.
Ressources en ligne
Qu’elles soient authentiques ou fabriquées, les ressources constituent le point nodal entre l’analyse des besoins langagiers du public et la conception d’activités pédagogiques, comme nous le disions dans le précédent billet.
Aller sur le terrain prend du temps. Aussi avons-nous besoin d’avoir accès à des bases de ressources où nous pouvons puiser à tout moment des documents bruts ou fabriqués qui proposent ou pas des activités communicatives.
Le Centre de langue française de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris vous invite à consulter son site de ressources destiné aux enseignants amenés à enseigner le français des affaires, du tourisme et de l’hôtellerie, du droit, scientifique et technique : http://www.fda.ccip.fr/ressources.
Consultez également le site de TV5 qui propose une série de portraits d’artisans accompagnée de fiches pédagogiques : http://www.tv5.org/TV5Site/publication/publi-295-Mains_et_Merveilles.htm.
Obsolescence des ressources
Qu’elles soient authentiques ou fabriquées, les ressources deviennent vite obsolètes : il importe donc de renouveler régulièrement sa base de données ou de la réactualiser. Comment ? Il suffit de prévoir un temps de « désherbage » – selon l’expression des documentalistes – durant lequel vous jetez ou mettez à jour votre document. Si le document a vieilli, il aura alors peut-être davantage une fonction historique ou servira de comparaison avec un document similaire qui vient de paraître : il sera alors reclassé dans votre base de données.
De même, il faudra rester vigilant quant à la date de parution de votre document : évitez d’utiliser un document de 1990 sur l’économie en France au XXIe siècle, surtout si celui-ci mentionne encore le franc comme monnaie alors que nous sommes passés à l’euro en 2002 !
Au cœur du FOS, les ressources seront essentielles pour proposer à vos apprenants des cours sur mesure intéressants car au plus près de leur vécu et de leurs réalités professionnelles. Nous reviendrons plus en détails sur cette thématique dans le courant du mois d’août.
Bonne semaine !
Le Centre de langue française
Chambre de commerce et d’industrie de Paris
Les ressources en FOS
Les ressources au cœur du dispositif FOS
La question des ressources est omniprésente en FOS ; elle constitue le point nodal entre l’analyse des besoins langagiers du public et la conception d’activités pédagogiques. Elle est même vitale dans la mesure où la formation s’appuie sur le vécu professionnel ou académique du public.
Quand bien même l’art de la découverte et l’art de la collecte sont les ingrédients essentiels à la conception d’une formation sur mesure, ils atteignent leurs limites car souvent trop chronophages. Distiller la collecte des discours et des documents dans le temps présente des atouts, tout comme constituer des bases documentaires suite à cette collecte se révèle à terme une démarche efficace. Mais qu’entend-t-on par ressources ? Quelle en est la finalité ? Où trouver des documents-ressources ? Comment les classer, les répertorier ? Ce sont ces points que nous aborderons ce mois-ci dans ce 3e billet sur l’enseignement du français sur objectifs spécifiques, consacré aux ressources en FOS.
Ressources et fonds documentaire
Outre l’Art de la découverte et de la collecte que nous évoquions dans le précédent billet, le FOS fait aussi appel à des compétences liées à la gestion documentaire. En tant qu’enseignant de FLE, nous connaissons tous la pratique du classeur-archive dans lequel nous rangeons par compétence (compréhension ou expression écrite, expression orale…) ou par thème (la vie quotidienne, les achats, les loisirs…) les publicités, planches de bandes-dessinées, extraits littéraires, dépêches que nous serons susceptibles d’utiliser dans nos cours.
En FOS, les ressources sont essentielles pour construire des parcours de formation adaptés à son public, voire même pour monter des formations au cas par cas. Elles peuvent être extraites d’un manuel de français sur objectifs spécifiques si ce dernier répond aux réels besoins des professionnels à former ; elles peuvent provenir d’Internet si les documents que nous glanons correspondent aux besoins du public ; et, idéalement, elles nous proviennent du terrain.
Sonores, audiovisuelles, écrites, les ressources en FOS correspondent au vécu du public en formation et intègrent les logiques professionnelles et/ou académiques que nous évoquions dans un précédent billet. Leur classement divergera de celui adopté en FLE.
Ressources et fournisseurs d’accès
Constituer sa propre base documentaire prend du temps et il est vain de croire qu’elle sera un jour exhaustive d’autant que les ressources puisées dans le quotidien professionnel, académique de son public sont éphémères.
Il est donc utile de mettre régulièrement à jour ce fonds documentaire. À défaut de pouvoir vous rendre quotidiennement sur le terrain pour recueillir des documents authentiques (réellement utilisés par le public que vous formerez), Internet constitue une base d’information d’une extrême richesse pour certains secteurs, comme le tourisme. Encore faut-il pouvoir avoir accès à Internet et disposer d’un débit suffisant pour télécharger des documents sonores ou enregistrer des PDF…
Autre solution : se rendre dans un centre de ressources ou une bibliothèque qui mettrait à disposition des ressources en français des affaires et des professions. Ou autre piste : les librairies et maisons d’édition si l’on veut acquérir des ouvrages de référence : des manuels de français sur objectifs spécifiques. Rappelons-nous nos haltes dans les grandes villes, capitales, à Paris pour faire le plein de livres – qui pèseront dans les bagages.
Et vous, quelles ressources utilisez-vous ?
Et vous, quelles sources d’information utilisez-vous pour faire du FOS ? Vous rendez-vous régulièrement dans un centre de ressources, à la bibliothèque ? Quel(s) site(s) consultez-vous sur Internet ? Dans quel(s) domaine(s) avez-vous trouvé le plus de ressources ? Allez-vous sur le terrain ?
Vos témoignages sont les bienvenus dans l’attente de vous retrouver à la mi-juillet. Bon courage à ceux qui enseignent cet été et bonnes vacances aux « juillettistes ».
Le Centre de langue française
Chambre de commerce et d’industrie de Paris
L’Art d’enseigner du FOS
Le FOS ou l’Art de s’adapter
Dans le précédent billet, nous associions l’enseignement du FOS à un Art : l’art d’enseigner, l’art de la découverte.
L’enseignement du FOS est aussi considéré comme l’art de s’adapter car il appelle à épouser différentes postures, celles de l’enquêteur, du conseiller d’orientation, du concepteur. L’art de s’adapter réside aussi dans le fait que chaque demande de formation reste singulière et le public à former unique.
Autant de composantes à prendre en compte effrayent bien souvent et appellent une certaine dextérité dans l’art de composer un cours adapté aux réels besoins du public à former – étudiants, professionnels exerçant dans des secteurs d’activités dont l’environnement de travail nous est pas ou peu familier.
Pour se familiariser avec ce public que nous serons amenés à former au français, rien de tel qu’une enquête sur le terrain…
Le FOS ou l’Art de la collecte
Le terrain – géomatique et télédétection – sur lequel nous vous proposions d’enquêter la semaine dernière est à maints égards un bon exemple. Il aurait certes été plus simple de former des agents de comptoirs et d’enquêter dans une agence de voyage – plus proche de notre quotidien, tant et si bien que nous nous serions crus exempts d’aller sur le terrain, excepté pour récupérer des catalogues de voyage.
Le terrain de la géomatique par exemple nous montre combien il est difficile d’aller à la rencontre d’un milieu qui nous est inconnu. Face aux formateurs en télédétection, quelles questions poser (pour peu que vous obteniez le droit d’assister aux cours) ? Dans un cours de télédétection, quels discours recueillir ? Quels documents collecter ? Images satellitaires, cartes… ? Combien de temps doit-on consacrer à cette étape de collecte ?
Votre collecte pourra durer ad vitam aeternam, mais l’enjeu n’est pas de devenir collectionneur de discours, de documents en télédétection. L’objectif de cette étape est de s’imprégner de ce milieu universitaire afin d’établir une typologie des situations de communication que rencontreront les 10 géomaticiens durant leur formation en télédétection. La notion de public est donc bien centrale.
Le FOS ou l’Art de la mesure
L’essentiel dans l’enseignement du FOS repose en effet sur la connaissance du public à former. La connaissance de son public s’entend ici comme la compréhension des intentions premières de l’institution qui l’envoie et de celle qui l’accueille et l’établissement du profil du public.
Dans notre cas, les 20 heures de cours de français que suivront les 10 géomaticiens devraient leur permettre de suivre allègrement les 90 heures de séminaire de télédétection en français, de converser avec leurs pairs… Les objectifs peuvent être multiples ; ils doivent cependant être bien définis pour proposer une formation sur mesure et une progression graduée selon les besoins du public.
Enseigner du FOS demande donc de compléter sa palette de compétences et d’anticiper autant que possible les demandes de formation sur des secteurs particuliers afin de pouvoir y répondre au mieux et surtout, dans les meilleurs délais. La mise en place de base de données avec des ressources pédagogiques constitue une première réponse que nous traiterons dans le prochain post de juillet.
Centre de langue française
Chambre de commerce et d’industrie de Paris
L’enseignement du FOS : tout un Art
Le FOS ou l’Art d’enseigner
Si le premier post se proposait de mener une première réflexion autour de la notion de FOS, ce second post se veut être une porte qui ouvre vers l’enseignement du FOS.
L’enseignement du français sur objectifs spécifiques est une compétence de plus en plus recherchée par les écoles de langues, comme en témoignent les offres d’emploi. Enseigner du français sur objectifs spécifiques constitue donc véritablement un atout dans un parcours professionnel.
Car enseigner du FOS demande d’adopter d’autres postures… Ces postures, quelles sont-elles ? Quel impact ont-elles sur la profession d’enseignant de FLE ? Quelles aptitudes et/ou compétences demandent-elles ?
Connaître la réponse à ces questions vous permettra de mieux anticiper les demandes que tout responsable de formation est susceptible de vous faire aujourd’hui pour un cours de français sur mesure que vous devrez assurer la semaine prochaine.
Enseigner du FOS requiert en effet doigté et dextérité. C’est tout un art…
Le FOS ou l’Art de la découverte
La première expérience d’enseignement du FOS est toujours mémorable. Inoubliable même car elle vous plonge dans un univers bien souvent inconnu. Prenons un exemple pour plus d’authenticité. Vous voici en charge d’animer un nouveau cours de français sur objectifs spécifiques. Ce cours s’adressera à un groupe de 10 géomaticiens qui vient en France pour suivre une formation pointue en télédétection.
Première réaction que vous êtes susceptible d’avoir : circonscrire votre sujet. Quel est ce métier dont aucune définition n’existe dans le dictionnaire ? Sans réponse, vous lancez sur Internet une requête sur le métier de géomaticien. Et vous obtenez la réponse sur le site de l’ONISEP.
Puis, selon l’habitus, vous commencez à feuilleter des manuels de FLE ; vous cherchez à consulter des méthodes de français sur objectifs spécifiques qui traiteraient du français de la géomatique. Mais votre recherche reste vaine et vous constatez très vite que le sujet n’a pas été abordé.
Alors vous vous mettez à la recherche de documents sur Internet. Le Net vous propose bien des articles de presse, mais quelle pertinence en regard de votre public ? Et vu le temps imparti pour préparer votre premier cours, vous décidez de parer au plus vite. Vous n’avez plus le choix. À défaut de pouvoir rencontrer vos futurs stagiaires, vous allez donc à la rencontre des professionnels et sollicitez des rendez-vous avec les formateurs en télédétection. Vous voilà confronté à un nouvel univers à décoder, entre « rites » et cultures professionnelles.
Et vous, quel défi avez-vous dû relever ?
Avez-vous été en présence d’un public aussi particulier… Comment avez-vous procédé ? Êtes-vous allés sur le terrain ? Qu’est-il ressorti de cette expérience ?
Dans l’attente de vous lire d’ici le 15 juin, nous vous souhaitons une bonne semaine.
Centre de langue française
Chambre de commerce et d’industrie de Paris
Pluralité de vos lectures et pratiques
Première riposte
Le FOS, des regards à la croisée des chemins
En écho au 1er billet et à vos témoignages, nous proposons dans cette riposte de revenir sur les différents regards portés sur le FOS.
Celles et ceux qui ont baigné dans le FOS vous le diront : c’est un domaine passionnant, riche et vaste car à la confluence de courants de pensées, de pratiques, de postures…
Instantané du FOS
Si je vous dis FOS, vous pensez à…
Voici les mots clés que nous livrent spontanément les acteurs du FOS : Lire la suite
Bienvenue sur le blog de l’enseignement du français sur objectifs spécifiques !
La revue Le Français dans le Monde et l’Alliance française de Paris Île-de-France ont sollicité l’expertise du Centre de langue française de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris pour intervenir sur ce blog dédié à l’enseignement du français sur objectifs spécifiques.
Incontournable dans le domaine du FLE, le français sur objectifs spécifiques est aujourd’hui au cœur des échanges qui ressourcent nos pratiques et alimentent notre réflexion.
Plus communément appelé par son acronyme « FOS. », le français sur objectifs spécifiques (avec « s ») côtoie d’autres grands noms du domaine : nous pensons en particulier au français sur objectif spécifique (sans « s »), au français de spécialité, au français à visée professionnelle, ou plus récemment au français langue professionnelle.
Pourquoi parle-t-on aujourd’hui tant du FOS ? Évolution du monde, nouvelles orientations du marché des langues, effet de mode ou réalité perpétuelle, exigences de nouveaux publics, approche marketing… autant de raisons possibles auxquelles ne saurait suffire une seule et unique réponse.
Cette passion pour le FOS, nous la partageons avec vous… tant elle entraîne des regards si différents et variés que l’on peut porter sur l’enseignement du français langue étrangère… tant elle nous mène vers de nouveaux horizons : le français des affaires et des professions.
Cet engouement pour le FOS, nous y contribuerons ensemble sur ce blog, à raison d’une fois par mois.
Au début de chaque mois vous sera proposé sur cette page d’accueil un thème en écho à vos pratiques, à vos interrogations, aux échanges que nous aurons eus au fil des mois sur ce blog FOS.
Vos réactions entre le 1er et le 15 du mois alimenteront la riposte que les auteurs du blog vous enverront chaque 2e quinzaine du mois.
Nous vous invitons dès à présent à lire le 1er post qui, nous l’espérons, suscitera un vif intérêt auprès des praticiens du FOS que vous êtes.
Au plaisir de vous lire très prochainement sur ce blog dédié à l’enseignement du FOS !
Centre de langue française
Chambre de commerce et d’industrie de Paris
Le FOS : des lectures et des pratiques plurielles !
Mais au fait, qu’est-ce que le FOS ?
Dans le précédent billet, nous vous présentions la panoplie des appellations qui gravitent autour du FOS : le français de spécialité, le français à visée professionnelle, le français langue professionnelle (FLP)… Ce n’est pas tout, à cela s’ajoute les derniers-nés que sont le FOU (français sur objectif universitaire), équivalent du FOA (français sur objectif académique) ou du FLU (français langue universitaire). Pourquoi en citer autant (FOU, FOA, FLU, FLP…) ? Cette surenchère d’appellations est-elle justifiée ? L’on pourrait se poser la question. Mais l’heure est au FOS qui nous donne déjà matière à échanger. Lire la suite
Penser le français langue professionnelle
Alors que le français sur objectifs spécifiques (FOS) explose, les réflexions sur ce domaine particulier de l’enseignement du français langue étrangère deviennent indispensables. Qu’est-ce que le FOS ? Que cache cette appellation ? Selon Florence Mourlhon-Dallies, spécialiste de la question, l’hétérogénéité des pratiques et des demandes est indéniable et nécessite une redéfinition claire du champ, tout comme une adaptation des outils didactiques. Lire la suite




