Règles du jeu « l’attention en classe chez les ados! »

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Dans mon précédent billet, je vous parlais de l’attention des jeunes enfants, mais qu’en est-il de nos adolescents ? Pas facile de motiver ces jeunes qui viennent dans nos centres après avoir passé toute une journée dans leur collège ou leur lycée.  Bien souvent obligés de suivre nos cours car ils ont des difficultés en classe, nous sommes amenés à trouver la manière de les garder éveillés ! On entend régulièrement de la bouche de nos ados qu’apprendre une langue, ça ne sert à rien, alors à nous de leur démontrer le contraire et de leur donner goût à la langue de Molière ! Comme notre public aime jouer, présentons tout cela sous forme de règles d’un jeu !

Règle numéro 1 : Chaque joueur doit montrer ses cartes.

Nous sommes trop souvent tentés de vouloir strictement suivre une méthode pour ados ! Avec l’expérience j’ai remarqué que les goûts des ados ne sont pas forcément très bien représentés… Et oui, les centres d’intérêts selon les générations changent et il est difficile de les suivre. Un petit tour de table s’impose donc en début d’année ! Montrer aux ados qu’on s’intéresse à ce qu’ils aiment ne pourra que les motiver pour rester attentifs ! Les goûts peuvent s’appliquer à tous les objectifs communicatifs, exemple : l’apprenant doit savoir présenter une personne, s’il aime le football, je lui demanderai de présenter son footballeur préféré, s’il aime le heavy metal, il présentera alors son groupe préféré, etc…

Règle numéro 2 : Faire parler son adversaire.

Comme mentionné précédemment, en classe « traditionnelle », les ados n’ont généralement pas leur mot à dire. Si vous ne voulez pas entendre les premiers ronflements au bout de dix minutes, il va falloir céder la parole à vos apprenants ! Une règle grammaticale à expliquer, faites-les réfléchir et eux l’exprimeront oralement. Une production écrite à faire, mettez-les en groupes de deux ou trois pour qu’ils puissent se consulter. Dans le cas des compréhensions orales, sortez tous les thèmes possibles et imaginables de discussion et pour les compréhensions écrites, faites donner toutes les réponses à l’oral ! Un ado qui parle, c’est un ado dont l’attention est sollicitée.

Règle numéro 3 : Ce jeu est multimédia !

Au revoir le cours magistral où tout le monde a les yeux rivés sur son livre et bonjour à l’ère de la nouvelle technologie ! Musique, film, recherche internet, utilisation du TNI, création d’un forum, voici le langage parlé par nos ados ! Une méthode, c’est bien, mais il ne faut pas hésiter à faire de belles parenthèses avec ce qu’on a à notre disposition. Une chanson pour expliquer un temps verbal, un extrait de film pour faire décrire un environnement, une recherche internet pour trouver des informations sur une ville, la manipulation du TNI pour corriger des exercices de grammaires, un forum pour exprimer son opinion sur les thèmes abordés en classe, voilà de quoi les motiver !

Maintenant que vous connaissez mes règles du jeu, n’hésitez pas à en ajoutez et à nous faire part de votre expérience !

Vincent Counil, enseignant à l’Alliance Française de Grenade

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Avez-vous des problèmes pour garder leur attention?

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Premier jour dans un nouveau monde : celui des enfants en bas âge (entre trois et cinq ans). J’interviens dans le cadre d’une activité extra scolaire. J’ai préparé pour l’occasion deux activités : une chanson et une histoire à lire. Le cours commence : 15 petits bambins sont présents. La chanson fonctionne, les enfants s’amusent, mais au bout de quelques répétitions, l’attention se perd, les enfants commencent à rire, à se disputer, à s’éloigner du groupe, en gros, c’est la catastrophe ! Je prends alors conscience de l’ampleur du challenge, de la difficulté que j’aurai à capter l’attention de ces petits filous qui ne manquent pas d’imagination !

Notre formation et les méthodes nous disent comment faire un cours, comment le construire mais, n’a-t-on pas oublié de nous parler du facteur humain ? Nous sommes bien souvent en présence d’enfants qui ne sont pas les plus « sages ». Loin de vouloir passer pour le « méchant professeur », il m’a fallu trouver de bonnes recettes !

Recette numéro 1 : L’organisation à la sauce valorisation !

Face à un grand groupe, le rassemblement de tous les enfants autour d’une même table n’est pas des plus convenables. La différence d’âge est sans doute le premier facteur à prendre en considération. Les enfants de 3 ans ne savent pas écrire, ceux de 5 ans, quant à eux, ont déjà commencé l’apprentissage. Si vous avez donc à votre disposition plusieurs tables, vous pouvez les réunir selon ce facteur et marquer ainsi une différence entre les plus âgés et les plus jeunes. Un enfant de 5 ans aime qu’on le considère comme quelqu’un de plus grand : si on ajoute une difficulté à un exercice donné à l’ensemble du groupe, comme celui de l’écriture, il s’impliquera d’avantage et s’efforcera de donner un meilleur résultat.

Recette numéro 2 : La discipline au coulis de considération !

Il est bien connu que la punition n’est pas la réponse aux problèmes de comportements des petits, d’autant plus si nous sommes dans le contexte d’une activité extra scolaire où l’enfant doit apprendre à aimer une langue à travers des activités ludiques. J’ai remarqué que les petits réagissent beaucoup plus positivement à une approche affective qu’à la grosse voix qui fait peur (qui fonctionne un temps mais qui devient vite source de rires et de moqueries après quelques séances). Expliquer à l’enfant que son comportement gêne le bon fonctionnement de l’activité ou même demander aux autres ce qu’ils pensent de son comportement l’amènent souvent à se calmer et à prendre conscience de son rôle dans le groupe. N’oubliez pas de valoriser ses efforts, ses « bonnes conduites », car la principale raison pour laquelle il fait le clown est bien souvent celle du besoin d’attention !

Recette numéro 3 : La diversité accompagnée de son lot d’imagination !

La diversité d’activités reste la clé essentielle au bon fonctionnement d’une séance. Ne passez pas plus de 10 minutes en général sur une même activité! Bien souvent vous trouverez, dans les guides pédagogiques des méthodes, une multitude d’outils parallèles à mettre en place : un peu d’imagination et d’adaptation pour votre public et le tour est joué ! Donner un rôle actif aux enfants reste pour ma part un mot d’ordre !

J’espère avoir retenu votre attention avec mes petites histoires! A votre tour à présent ! Quels ont été les problèmes d’attention auxquels vous avez dû vous confronter ? Avez-vous d’autres petites astuces pour impliquer et amuser vos petits? N’hésitez pas à nous les transmettre pour compléter un livre de recettes qui servira, j’en suis sûr, à un grand nombre d’enseignants !

Vincent Counil, enseignant à l’Alliance Française de Grenade.

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En cours d’aménagement

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Lors de mon précédent billet je vous ai fait part de mon expérience en matière de conditions matérielles parfois inadaptées auxquelles nous devons faire face. Malgré ces éventuelles difficultés, la salle de classe ne doit pas être considérée comme un simple lieu où se dérouleraient les cours. Elle est bien plus que ça. Élèves et enseignants y créent un environnement qui doit être propice à l’apprentissage. Pour tenter d’y parvenir, nous devons prendre plusieurs éléments en considération.

L’aménagement physique, facteur clé indissociable de l’apprentissage

Si elle est bien aménagée, la salle de classe stimule, sécurise et prédispose les enfants à apprendre. La disposition du mobilier est l’un des éléments primordial. Tout d’abord, il me paraît essentiel de regrouper les tables ou les bureaux, que ce soit en cercle, en demi-cercle ou en U. J’observe tous les jours que cela favorise la communication et l’échange entre les enfants, ce qui reste notre préoccupation première en tant que professeurs de langue. Ensuite, je vous conseille vivement de définir clairement plusieurs espaces d’apprentissage. Une bibliothèque où les élèves peuvent consulter ou emprunter des livres, un coin multimédia, un espace scénique dédié aux activités qui nécessitent du mouvement… Mais, attention ! Des éléments parasites pourraient venir mettre à mal la concentration (déjà plus que limitée !) des enfants. Une splendide baie vitrée donnant sur un parc peut rapidement devenir notre pire cauchemar si nous n’y prenons pas garde ! Évitez alors de « placer » les enfants face à cette fabuleuse ouverture sur…l’inattention !

Ah ! Une dernière chose. N’hésitez pas à consulter les enfants quant à l’aménagement de leur salle de classe. Cela renforcera d’autant un second facteur indispensable à la création d’un environnement d’apprentissage favorable : l’appropriation de la salle de classe par les enfants.

Permettre aux élèves de s’approprier la salle de classe

Voici quelques trucs et astuces pour que les apprenants investissent leur lieu d’apprentissage.  Et ce, même si les conditions semblent à priori défavorables. Réservez un espace pour afficher leurs productions. Établissez ensemble les règles de vie et de respect dans la salle de classe. De même, élaborez avec les enfants un système rotatif de responsables de classe donnant la possibilité à chacun de s’impliquer au maximum dans la vie du groupe. Qui est chargé d’allumer l’ordinateur, de distribuer les cahiers ou les livres…

Quelles que soient les conditions matérielles dont vous disposez, ce type de fonctionnement contribue à insuffler, dans votre salle de classe, un environnement et une ambiance bénéfiques à l’apprentissage. Cependant, hors de question de nous reposer sur nos lauriers ! Ces dispositifs doivent rester en constante évolution. Pour se faire, nous pouvons compter sur notre légendaire capacité d’adaptation !

Julien Fualdes, enseignant à l’Alliance française de Madrid

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Et le rideau tomba!

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Nous y sommes ! Premier jour de cours avec mes nouveaux élèves ! Comme d’habitude une multitude de sentiments et de questions se bousculent dans ma tête. Aux traditionnelles interrogations « Comment sont mes élèves ? », « Quel est leur niveau ? » ou « Vont-ils m’apprécier ? », s’ajoute la non moins importante « Comment est notre salle de classe ? ».

Après avoir fait brièvement connaissance avec les enfants, je me dirige avec eux vers la salle de classe qui nous a été attribuée. J’ouvre fébrilement la porte et là, je découvre le théâtre de nos futures aventures ! « Oh là là !! », « C’est pas possible ! » et autre « Mais c’est pas vrai ! » sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit. Mon regard passe alors des minuscules chaises à mes élèves, de mes élèves à des rangées de bureaux manifestement trop petits pour eux. Nous sommes à l’évidence dans une salle de classe pour enfants de 4, 5 ans, alors que mes élèves en ont 8 ou 9 et ont déjà un pied dans la cour des grands. Mais ce n’est pas le moment de se morfondre ou de baisser les bras. Il faut réagir et vite…

Premier réflexe, je demande immédiatement aux enfants de regrouper leurs tables de telle sorte que nous puissions tous nous voir. Je tente ensuite d’imaginer comment disposer les différents « postes de travail » (coin bibliothèque, travaux manuels..) qu’il nous faudra aménager ultérieurement. Enfin, j’identifie les espaces d’affichage où nous pourrons exposer les productions des élèves.

Ces éléments et bien d’autres contribuent à créer un lieu d’apprentissage adapté, en dépit de conditions matérielles trop souvent inappropriées à notre public spécifique. Il en va de la qualité de notre travail et j’ose le dire de notre année scolaire en compagnie de nos chères têtes blondes (qui dans mon cas virent plutôt sur le brun !). Car nous le savons tous, comme au théâtre, le décor est aussi important que les acteurs, l’histoire ou la mise en scène. Nous avons conscience qu’un bon aménagement physique de la salle de classe sécurise et stimule les enfants, cimente et dynamise le groupe, augmente leur bien-être, en un mot : favorise leurs apprentissages.

Ceci n’est pas seulement mon histoire, je suis persuadé que cela pourrait être ou a été la vôtre. Que ce soit une salle de classe trop vaste pour notre groupe d’élèves, que le mobilier soit prévu pour accueillir des adultes et non des enfants, nous avons tous dû faire face un jour à ce type de situation ! Et répondre à cette question : Comment aménager nos salles de classe et comment peut-on adapter au mieux des conditions à priori défavorables, pour inventer un espace de vie propice à l’enseignement ? C’est ce que nous verrons plus en détail dans mon prochain billet.

En attendant, n’hésitez pas à nous faire part de vos expériences, vos idées et vos trouvailles en la matière !

Julian Fualdes, enseignant à l’Alliance Française de Madrid

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Rituels : la mascotte dans la classe

Publié le par Alliance française Paris Île-de-France

Suite à mon précédent billet dans lequel je parlais des rituels dans une classe pour enfants, j’ai eu envie d’approfondir le sujet et de partager avec vous un rituel incontournable avec les très jeunes apprenants !

Avec les tout petits, le rituel qui fonctionne le mieux selon moi, est sans aucun doute l’introduction dans la classe d’un « nouvel ami » qui n’est autre qu’une peluche ou une marionnette qui va devenir la mascotte de la classe. Plus l’enfant est jeune, plus il a besoin de séduction, d’attraction  pour s’intéresser. La mascotte fonctionne comme un « doudou » chez l’enfant, c’est un objet avant tout affectif ! Ne surtout pas s’étonner si durant une séance, vous avez des enfants qui lui font des bisous ou des câlins voire certains qui cherchent à lui tirer les oreilles pour voir si « elle est vraie ou non » !

Le pouvoir d’attraction de la mascotte est plus fort que celui de l’enseignant. Elle représente pour l’enfant un personnage magique auquel il peut s’identifier. Grâce à elle, l’enfant apprend en reproduisant entre autre des actes de paroles : la mascotte est à la fois source de langage et déclencheur. Pour l’enseignant, celle-ci est non seulement un outil médiateur du langage mais également une source quasi inépuisable d’activités d’apprentissage ludiques.

Pour introduire la mascotte dans la classe, l’enseignant doit tout d’abord donner un nom à ce « nouvel arrivant », ensuite dire ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas. C’est à ce moment-là, par exemple, que j’en profite pour signifier aux enfants que la mascotte en question n’aime pas le bruit et qu’elle disparaît quand il y en a! La disparition de cette dernière quand il y a trop de bruit dans la classe a un effet garanti sur les enfants, elle permet d’une part d’obtenir le silence mais surtout de canaliser leur excitation (parfois liée à la présence de la mascotte !) et les amène ainsi à être plus attentifs et concentrés. A chaque séance, je ritualise son arrivée que j’annonce alors par une petite musique spécifique.

Beaucoup d’activités ludiques peuvent se greffer sur ce personnage qui crée une émulation certaine chez les très jeunes apprenants. Par exemple, il m’arrive d’utiliser la mascotte pour apprendre ou réviser le vocabulaire des vêtements. Dans ce cas-là, c’est la mascotte que l’on habille et déshabille, mais c’est elle qui verbalise l’activité : « Je mets mon pull », « J’enlève mon chapeau »… Les enfants font ensuite de même avec tout un tas d’accessoires et de vêtements que je mets à leur disposition. Pour les petits avec lesquels je travaille la météo et qui connaissent déjà le lexique des vêtements, j’opte pour une variante : ils habillent la mascotte en fonction de la météo du jour en justifiant leurs choix.

Et vous, vous arrive-t-il d’utiliser une mascotte dans votre classe ? Quelles activités créez-vous autour de ce personnage ? Si vous n’en utilisez pas, à quel type de supports avez-vous recours ?

Aurélie Delay, enseignante à l’Alliance Française Paris Île-de-France

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Premiers pas d’un enseignant de FLE dans l’univers des 3-6 ans

Publié le par fdlm

Quel professeur de FLE travaillant avec des enfants ne s’est jamais senti désarçonné concernant le choix de la pédagogie à adopter dans sa classe ? Quel enseignant n’a pas eu envie d’appeler au secours lorsqu’il a accueilli pour la première fois dans sa classe des bouts de chou de 3 à 6 ans pleurant et suppliant pour retrouver leur maman dont ils avaient été « séparés » ? !
Pour un « enseignant débutant » qui s’apprête à travailler avec des tout petits, il faut savoir que les enfants de 3 à 6 ans ont tout autant besoin de repères que d’être rassurés. Notamment, dans le cadre de la découverte d’un nouvel espace, de nouveaux camarades et d’un nouvel adulte pour référent : nous ! C’est extrêmement difficile pour un enfant, surtout lorsqu’on a 3 ans, que l’on n’est pas toujours scolarisé, qu’on n’a jamais entendu de français auparavant et que l’on ne parle pas la même langue que la « maîtresse »… C’est en travaillant aux États-Unis que j’ai appris l’importance de ces rituels dans une classe. Je vais donc en partager quelques-uns avec vous !
Pour nous, enseignants, il ne s’agit pas de remplacer « papa » ou « maman », mais de faire un pont « rassurant » entre le cocon familial et la classe. Je pense que le meilleur moyen pour aider un enfant à trouver ses marques et à apprendre ses premiers mots de français est d’introduire des rituels dans la classe. Qu’est-ce qu’un rituel ? Les rituels sont des moments particuliers dans la vie de la classe : ils servent à structurer l’enfant en lui donnant des repères. Les rituels sont des « activités repères ». À la maison (une histoire avant de s’endormir…), ou à l’école, la vie d’un enfant est rythmée par les rituels. Selon moi, le premier rituel est un « rite de passage », une transition sécurisante.
Par exemple, après avoir accueilli chaque enfant individuellement, je commence la classe par « la petite gymnastique » : on énumère les parties du corps en descendant puis en remontant, de plus en plus vite, et le tout en chantant. Ensuite, pour apprendre les salutations et se dire « bonjour », les enfants s’assoient en cercle et chantent la chanson « Bonjour les amis ! ». Ces premiers moments de la séance doivent permettre à l’enfant de trouver sa place dans le groupe. Lors des premiers cours, ils s’assoient en cercle et grâce à une petite balle qu’ils se passent, on assiste à un échange verbal du type « Je m’appelle …. Et toi ? ». Cet échange privilégie un premier contact avec la langue cible mais aussi avec les autres enfants et favorise l’écoute et le respect mutuel.
Les petits ont un temps de concentration limité, il est primordial de varier les activités. Mais on doit le faire en douceur, sans les brusquer. Avec l’expérience, on ponctue de plus en plus son cours de rituels, notamment pour annoncer les prochaines activités : pour la lecture, je m’assois sur ma chaise, je sors mon livre d’un cartable et je dis « Tic tac ! L’histoire est dans mon sac ! », alors les enfants savent que je vais leur lire une histoire !
Pour les enfants de 3-4 ans, j’utilise une peluche que je mets en scène pour capter leur attention. Vivant des situations identiques aux leurs, elle est source d’émerveillement pour eux et va susciter leur intérêt quant aux activités proposées.
Avec ces rituels verbalisés, j’orchestre « un spectacle » auquel je demande aux enfants de participer. Les enfants assimilent rapidement les rituels et s’y prêtent avec enthousiasme : cela devient « leur » rituel, un rituel structurant, formateur et propice à la cohésion de groupe.
Et vous, que pensez-vous des rituels dans l’organisation d’un cours pour de très jeunes apprenants ? Faites-nous partager vos stratégies et surtout dites-nous quels rituels vous utilisez dans votre classe !

Aurélie Delay, enseignante à l’Alliance Française Paris Île-de-France

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Pour un apprentissage précoce des langues

Publié le par fdlm

On a beaucoup écrit sur l’apprentissage précoce des langues et sur tous les tons, tour à tour enthousiaste, inquiet ou profondément angoissé. Dès lors, comment y voir clair dans le débat relatif à l’apprentissage précoce des langues ou à celui relatif au bilinguisme ? Le point sur les conditions nécessaires à la réussite d’un tel enseignement, sur ses avantages et ses enjeux…

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