N°380 : Mars – Avril 2012
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Statistiques mondiales de l’éducation 2011
Des progrès significatifs ont également été enregistrés dans les pays arabes, avec un taux brut de scolarisation des filles dans le premier cycle du secondaire passant de 67% à 82% au cours de la même période. Dans cette région, les filles ont aussi plus de chance que les garçons de terminer ce cycle dans les trois quart des pays disposant de données. Des défis demeurent pourtant dans le second cycle du secondaire : selon le Recueil, les établissements ne peuvent accueillir que 47% des filles et 49% des garçons ayant l’âge d’y être inscrits. Ce fossé s’élargit encore quand on prend en compte les revenus des familles. En Egypte, les ménages pauvres sont plus susceptibles d’envoyer leurs garçons que leurs filles à l’école. On ne retrouve pas cette inégalité des sexes dans les secteurs plus aisés de la société. Chez les pauvres, 37% seulement des filles de 15 à 17 ans fréquentent l’école contre près de 90% des garçons et 87% des filles dans les familles aisées.
«Toutes ces données soulignent un message central : l’enseignement secondaire est le prochain grand défi», déclare Hendrik van der Pol, directeur de l’Institut de statistique de l’UNESCO. «Selon le Recueil, près du tiers des enfants de la planète vivent dans des pays où le premier cycle du secondaire est théoriquement obligatoire mais où cette obligation n’est pas respectée. Nous devons faire de cet engagement une réalité».Cela demandera d’énormes ressources humaines et financières supplémentaires. Comme le souligne le Recueil, l’enseignement secondaire coûte davantage que le primaire, principalement à cause du besoin de professeurs formés à enseigner dans des domaines spécifiques. Dans de nombreux pays en développement, les familles des élèves assument souvent la charge de ces coûts plus élevés. Les familles de l’Afrique sub-saharienne investissent de façon importante dans l’éducation de leurs enfants. Elles contribuent à l’équivalent de respectivement 49% et 44% des dépenses globales du premier et du deuxième cycle du secondaire. En Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi qu’en Asie orientale et dans le Pacifique, la contribution des ménages à ces deux cycles du secondaire représente en moyenne 25% et 41%. Par contre, selon le Recueil, les familles des élèves d’Amérique du nord et d’Europe occidentale ne fournissent que 7% des dépenses totales de l’enseignement secondaire.










